Programme « Un étudiant, un ordinateur » : Moussa Baldé décline sa convocation devant la commission parlementaire

Programme « Un étudiant, un ordinateur » : Moussa Baldé décline sa convocation devant la commission parlementaire

Actualité

Convoqué par la Commission d’enquête parlementaire sur le programme « Un étudiant, un ordinateur », l’ancien ministre Moussa Baldé annonce qu’il ne participera pas à l’audition prévue le 16 octobre 2026. Dans une lettre adressée au président de la Commission, El Hadji Gueye, il invoque notamment le manque de précisions sur les faits concernés et l’absence de communication préalable des documents à examiner.

L’ancien ministre et actuel président du Conseil départemental de Kolda, Moussa Baldé, a décidé de ne pas répondre favorablement à la convocation de la Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner le programme « Un étudiant, un ordinateur ».

Dans une correspondance datée du 14 octobre 2026 et adressée à l’honorable député El Hadji Gueye, président de la Commission, le professeur titulaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) accuse réception de la convocation référencée sous le numéro 041/AN/CEP-UEUO, portant sur une audition prévue le vendredi 16 octobre.

Un manque de précisions dénoncé

Dans sa lettre, Moussa Baldé affirme respecter l’Assemblée nationale ainsi que sa mission de contrôle. Il estime toutefois qu’une audition de cette nature doit être préparée dans des conditions permettant de fournir des réponses précises, documentées et pertinentes.

À cet égard, l’ancien ministre relève que la convocation ne précise ni les faits particuliers sur lesquels la Commission souhaite l’entendre, ni les marchés concernés, ni les actes ou décisions nécessitant des éclaircissements.

Il invoque notamment l’article 53 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, relatif aux commissions d’enquête, qui prévoit, selon la citation reproduite dans sa correspondance, que celles-ci sont constituées pour « recueillir des éléments d'information sur des faits déterminés ».

Pour Moussa Baldé, cette formulation générale ne lui permet pas de cerner suffisamment l’objet de l’audition ni de préparer sereinement sa participation. Il s’interroge également sur la référence à d’éventuels « dysfonctionnements », sans indication de leur nature ni communication des pièces susceptibles de les étayer.

Les documents administratifs au cœur du désaccord

Autre point soulevé par l’ancien ministre : la demande de se munir de rapports, de notes et de correspondances relatifs à la supervision et au contrôle du programme.

Moussa Baldé considère que ces documents, établis ou reçus dans le cadre de fonctions ministérielles, relèvent du patrimoine documentaire de l’État et sont conservés dans les archives des services compétents.

« Je n'en suis ni le propriétaire ni le dépositaire à titre personnel », fait-il valoir dans sa lettre, estimant que leur communication doit être sollicitée auprès des administrations qui en assurent la garde.

Il demande ainsi, implicitement, une clarification du périmètre de l'enquête et une communication préalable des documents sur lesquels reposent les interrogations de la Commission, afin de garantir un échange qu'il souhaite rigoureux et utile.

Une audition compromise

Au terme de sa correspondance, l’ancien ministre estime que les conditions nécessaires à une audition utile et documentée ne sont pas réunies. Il demande, en conséquence, au président de la Commission de prendre acte de sa décision de ne pas participer à l’audition du 16 octobre 2026.

Cette prise de position intervient dans le cadre des travaux parlementaires consacrés au programme « Un étudiant, un ordinateur ». Elle soulève des questions sur les modalités de préparation des auditions, la précision des faits soumis aux personnes convoquées et l’accès aux documents administratifs nécessaires à l’établissement des responsabilités éventuelles.

 

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