Exploration du phosphate à Agnam Civol : Les précisions du mandataire la société Ama Afrique, Mansour Bousso

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C'est un retournement de situation qui interpelle les observateurs à Agnam Civol. Initialement suivi et soutenu par les chefs de village et le maire Farba Ngom, le projet de phosphate de la société Ama Afrique se heurte aujourd'hui à une fronde d'une partie de la population.
Qu'est-ce qui a fait basculer la commune d'Agnam dans la contestation ? C'est la question qui brûle les lèvres des observateurs alors que le projet d'Ama Afrique suscite aujourd'hui « une vive controverse ». Les archives du dossier montrent pourtant une entente cordiale à l'origine. À ce stade du processus, « le maire d'Agnam, Farba Ngom, était informé de l'évolution du dossier et participait aux échanges relatifs au projet ». Une implication au sommet qui s'accompagnait d'une adhésion à la base, les chefs de village voyant dans ce projet des « opportunités d'emplois et d'investissements », assure la cellule de communication de la société.
Pourtant, cette belle unanimité est secouée par une controverse et des contestations : « une opposition plus marquée est apparue par la suite au sein d'une partie de la population ». Dans ce flou politique, la cellule de communication du mandataire d'Ama Afrique, Mansour Bousso, a tenu à rappeler les fondamentaux juridiques qui régissent le sous-sol du pays. Conformément à la législation sénégalaise, « les ressources minières relèvent du patrimoine national et leur gestion est assurée sous l'autorité de l'État ». Dès lors, le défi pour le pouvoir public et local sera d'arbitrer la crise en gardant à l'esprit que l'enjeu essentiel demeure de « garantir que toute exploitation respecte les exigences environnementales, les droits des populations concernées et l'intérêt général ». «Le projet aurait notamment fait l'objet d'une étude d'impact environnemental et social ainsi que de consultations avec les autorités administratives, locales et coutumières, poursuit la société. Qui assure «qu’au-delà des divergences, les habitants d'Agnam sont en droit d'attendre un débat transparent, fondé sur des informations vérifiables, afin que les décisions prises servent durablement le développement de leur territoire ».
Pourtant, selon plusieurs sources locales citées par la cellule de communication de la société, le projet d'exploration et d'exploitation de phosphate porté par Ama Afrique avait, « dans un premier temps, bénéficié d'un accueil favorable de plusieurs acteurs institutionnels et communautaires ». Pour les promoteurs, toutes les règles du jeu ont été respectées. L'entreprise rappelle ainsi qu'elle a « obtenu de l'État du Sénégal les autorisations nécessaires pour mener les activités de recherche et d'exploitation, conformément aux procédures prévues par la législation sénégalaise ».


